[...] Avec Elephant, GVS avait su conjuguer à la perfection fait divers (tuerie de Colombine) et forme souveraine (toujours à la limite du monumentalisme, mais justement, à la limite) et une description dégagée de tout moralisme du monde des adolescents d'aujourd'hui. [...] Mais à force de glisser à la surface des choses et de coller à ces personnages dramatiquement désengagés (les nouvelles qui parlent de la guerre ne l'intéressent pas, avoue l'ado au milieu du film), à force de ne plus saisir que leur grâce juvénile qui devrait (ou voudrait ) compenser leur rapport ahuri au monde (voir la façon dont Alex règle son trauma en clin d'oeil), on finit par désirer un peu de gravité. [...] Paranoid Park reprend la ligne d'une trilogie de l'adolescence entamée en 2003 avec Elephant puis Gerry. Ici, pas de massacre collectif longuement planifié, mais un meurtre accidentel. Pas de trajectoires rectilignes qui se coupent dans le sang, mais une série de lacets et de courbes que la caméra du chef-opérateur Christopher Doyle épouse en Super 8. [...]
[...] Tom (Patrick Dempsey) et Hannah (Michelle Monaghan) sont les meilleurs amis du monde. Ils se disent tout, des petits à leurs grands secrets. Leur complicité semble n'avoir aucune limite, jusqu'au jour où la jeune femme, de retour d'un voyage en Écosse, lui présente son futur époux et lui demande d'être son témoin ( sa demoiselle d'honneur pour reprendre les termes exacts du film). [...]
[...] Lorsque le cabinet d'avocats Donnel & Associés connaît de graves problèmes financiers, ses membres n'ont plus le luxe de choisir leurs clients. Défendre tout le monde avec ardeur et s'asseoir sur ses convictions personnelles, tel est le nouveau credo de la maison et le point de départ de cette série créée par David E. [...] Après Ally McBeal et son côté gentiment trash, l'auteur porte un regard plus réaliste et sombre sur le monde judiciaire américain et pose la question de la limite entre le respectable et le juste dans un univers où la morale ne fait plus le poids face à l'argent. [...]
[...] L'été nordique et solaire comme métaphore d'une filiation difficile et glaciale, l'hiver comme une saison des amours qui, à peine nées, se refroidissent déjà. Les grandes personnes ne fait finalement pas de différence entre l'âge adulte et l'adolescence. ici, tout le monde doit sans cesse réapprendre l'amour et les histoires de coeur. [...]
[...] Si Kyle est en apparence un jeune adolescent comme les autres, il est bien plus intelligent que la moyenne. Et surtout, il n'a pas de nombril. Il apprend et comprend très vite le monde qui l'entoure. Il devine aussi qu'il est différent. Et qu'il existe une autre personne dotée des mêmes capacités que lui, Jesse. [...]
[...] Pour la troisième fois, Kitamura ( Sky High, Godzilla Final Wars ) adapte un manga de son auteur fétiche, Tsutomu Takahashi, et signe un film délirant et décalé sur le monde des Yakuzas. Mais la virtuosité technique de la mise en scène, la dimension loufoque des situations et la quasi-absence de limites dans la trashitude, tournent rapidement à vide. [...]
[...] Voilà un excellent design sonore avec une ribambelle d'effets arrière, une admirable richesse frontale et un bel équilibre entre musique et dialogues. Ce n'est pas d'une grande virulence -c'est même assez limité au niveau des basses- mais c'est amplement suffisant pour permettre aux enfants de rentrer dans le récit sans avoir la frousse. [...] Intéressant mais limité. [...]
[...] Audio-description. [...]
[...] La vie dorée d'une bande d'adolescents de l'Upper East Side (N.Y), avec son lot de petites contrariétés, de doutes et de rapports compliqués. [...]
[...] Il s'agit d'un faux documentaire sur les vampires (sous-titré en français celui-là.). Une préquelle qui se situe au moment où le monde découvre qu'il va cohabiter avec des vampires. Drôle, décalé et dramatique, il sert d'introduction à la série et pose les bases de sa mythologie fascinante. [...] Aux adolescents qui ont grandi avec Buffy, Ball propose aux adultes qu'ils sont devenus une variation sur le thème des vampires plus que séduisante. Vivement la deuxième saison. [...]